Odran Trümmel

rock à rebondissements —

Tours

(37)

Tout d’abord, un peu d’histoire : Odran Trümmel serait descendant de huguenots atrocement châtiés suite à la Conjuration d’Amboise (1560) dont les quelques survivants ont voulu dissimuler aux Pays-Bas leur passé conspirateur. Il aurait fallu plus de quatre cents ans à cette famille pour gravir à nouveau le Mont Louis, fière colline dominant la Loire, et y reconstruire sur les vestiges de son passé les fondations d’une nouvelle dynastie dans le sous-sol de laquelle Odran s’installe un home studio. C’est là qu’il s’essaiera à la batterie en fondant avec son frère Johann (basse) et leur confesseur Andy Bishop (saxophones), le trio Epsilon Sigma Club, proposant une sorte de jazz sale qui plaira plus aux auditeurs de radio Béton qu’à ceux de TSF.

Mais remontons un peu en arrière : un long séjour en Ecosse avait permis à Odran de découvrir les champions du folk britannique que furent Davey Graham, Bert Jansch et Nick Drake et qui le marqueront tant par la puissance émotive de leurs chansons dépouillées que par la créativité de leur jeu virtuose.
Empoignant sa guitare, il commence à composer ses propres chansons qu’il ira défendre en frissonnant sur les scènes vernies à la bière rousse des open mic qui animent les soirées d’Edimbourg. Ces morceaux aboutiront à Down Louishill, album bricolo de pop acoustique qu’Odran enregistre à son retour en Touraine, et qui sortira en 2005 sur le label Another record. Cette petite sortie artisanale, sera honorée d’un accueil enthousiaste de la presse musicale.

Après une longue tournée en solitaire, il retrousse ses manches noircies par l’effort pour composer Mutants & Loonies, son deuxième album, qui se fait plus électrique, toujours sur Another Record, distribué par Anticraft.Pour rendre sur scène l’énergie de l’enregistrement, il y convie deux compères, Andy d’Epsilon Sigma Club cette fois-ci à la basse, et le flegmatique Qwan Hyu à la batterie. Le trio baptisé « the Boys from Louishill » décide alors de traverser le monde pour aller se la donner dans les bars enfumés où la pinte est à un prix modique. Des rumeurs ont voulu que la tournée ait presque eu raison de la vitalité du groupe, qui ne ménage pas ses efforts et fonctionne à l’affect.

C’est sur scène que le groupe se montre le plus imprévisible, en s’adaptant aux contraintes des lieux. Un soir totalement survoltée et bruyante, la prestation du groupe sera le lendemain intimiste et caressante.

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